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24/08/2008

Direction Laval Récit de Maurice RENOUX

SAMEDI 18 MAI 1940.

En passant à PITHIVIERS, je me fis soigner à l’hôpital. Janine était venue m’accompagner, mes autres compagnons étaient restés à proximité de l’hôpital avec la voiture. Le Docteur regarda et, sans me prévenir, pressa l’anthrax entre deux compresses. Je poussais un cri terrible et je m’évanouis, quand Janine entendit mon cri, elle fut toute bouleversée mais heureusement je revenais à moi. Je crois que nous avons couché à PITHIVIERS, mais je n’en suis pas certain.

DIMANCHE 19 MAI 1940.

Nous démontâmes les vélos, pour aller plus vite, et les casèrent tant bien que mal sur le toit, ceci pour que Claude et Pierre puissent prendre place à l’intérieur, (Nous étions huit dans la voiture, trois devant et cinq derrière!!!). Nous arrivâmes dans la soirée et nous avons pu être logé provisoirement.

LUNDI 20 MAI 1940.

M’étant renseigné sur l’endroit où se trouvait la Direction des Contributions Indirectes, je me suis présenté au Directeur dans la matinée. Il était arrivé la veille avec une partie du personnel de la Direction. On me demanda des nouvelles de MONTCORNET et je dis ce que je savais et comment j’étais parti un peu avant l’arrivée des Allemands.
J’obtins du Directeur de rester quelques jours à LAVAL, en attendant une affectation. pour me faire soigner sérieusement de mon anthrax et, surtout, pour obtenir si possible des nouvelles de ma femme.
J’étais allé à la Direction des P.T.T demander si elle était arrivée et donner mon adresse au cas où elle aurait pu rejoindre LAVAL. J’avais également télégraphié à COLOMBES, à mon frère Félix, pour qu’il soit au courant et éventuellement renseigner l’un ou l’autre.
Je sus donc, par Félix, que ma femme était passée à COLOMBES et était en route pour LAVAL. En effet, elle nous rejoignit et nous raconta ce qui s’était passé après notre départ.