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29/05/2008

Travaux sur la ligne MAGINOT

Dans les années précédentes, au cours de mes voyages (dans le secteur), que je faisais pour le compte de la maison de charbon, j’étais passé à plusieurs reprises dans la région frontière des ARDENNES et, notamment, avec l’un de mes fils. J’avais remarqué les travaux de fortification qui prolongeaient la ligne MAGINOT, dont les derniers ouvrages s’arrêtaient à MONTMEDY (Frontière BELGE). La ligne MAGINOT était une suite de fortifications françaises qui étaient sensées être infranchissables de la SUISSE à la Mer du NORD. Les nouveaux ouvrages étaient placés aux bons endroits, mais ils n’avaient pas de résistance ayant été construits à la hâte. Le Commandement (PETAIN en particulier) ne comptait pas qu’une offensive Allemande s’engagerait à travers la forêt des ARDENNES. Ils estimaient que la nature même du terrain suffirait à empêcher un ennemi de passer par l’endroit le plus difficile. Pour ceux, qui comme nous, avaient pu le voir, (Pierre et moi), en passant en 1937 dans cette vallée de la MEUSE, franchir cet obstacle paraissait, en effet, une très grande difficulté. L’Armée Allemande a fait la démonstration du contraire.
Revenons à 1937, les Allemands et les Italiens se lancent dans la Guerre civile Espagnole et ont une belle occasion d’expérimenter de nouvelles méthodes de combat.
En EUROPE, ces violations successives du traité de VERSAILLES émeuvent profondément les populations, mais les gouvernements ne se mettent pas d’accord pour opposer un front uni; Ainsi, la POLOGNE (qui fut très longtemps aux prises avec la RUSSIE des Tsars) se laissa intoxiquer par la propagande Nazie. Elle refusa toute entente avec la RUSSIE (URSS), toute protection. Elle refusa également qu’un plan de défense de son territoire soit élaboré à l’avance par les alliés, (la FRANCE, les ETATS UNIS, l’ANGLETERRE la BELGIQUE, etc...), Elle devait payer très cher la trahison de ses gouvernements dans les années qui suivirent. Car le 2 Septembre 1939 la POLOGNE sera envahie par les Allemands. Ce qui provoqua la Guerre.
Petite anecdote, J’ai signalé la nomination d’Andrée à LONGPONT, en tant que receveuse des Postes. (LONGPONT est un petit village dans l’AISNE, près de SOISSONS, et de VILLERS-COTTERETS), ceci en 1935. Étant donc à LONGPONT en 1937, je fus amené à passer le brevet sportif; Mon voisin, l’instituteur, (M. DELAVALLEE), avec lequel j’étais au mieux, m’expliqua un jour qu’il avait l’intention de faire passer le brevet sportif aux enfants, mais aussi aux autres catégories: 20, 30, 40 (quarante ans et plus), mais il se plaignait du manque de sportivité de ceux-ci.. J’avais en effet constaté que des jeunes gens de dix-huit ans avaient bien de la peine à sauter plus de 1,10 m, Autrefois, j’aimais sauter, je fis donc un essai et je franchis sans aucune difficulté, en pantalons longs, sans préparation, l’élastique. M. DELAVALLEE me dit :
• “Vous devriez bien vous faire inscrire, cela les encourageraient... .peut-être”.
• “Si vous le croyez, je ne risque rien”.
Je ne craignais donc pas le saut même le lancement du poids, mais je craignais surtout le grimper et le 1000 mètres. Je réfléchis qu’il était beaucoup trop tard pour m’entraîner et je risquais de me fatiguer. Aussi, je fis des essais de 100 M sur la route, montre en main, à petites foulées.
Le jour des épreuves, je m’alignais dans le 1000 m, et, comme j’étais seul dans la quatrième catégorie, on me fit partir avec ceux de la troisième. J’avais ma montre dans ma main gauche pour pouvoir contrôler mon temps, je savais que nous avions trois tours de piste à parcourir, si toutefois on peut appeler “piste”, un pré où l’on faisait paître les bêtes !!!!..Les jeunes de la 3ème catégorie partirent comme des fous, à toute allure. Quant à moi, je savais que je devais m’échauffer pendant le premier tour. Au 2ème souff1e, c’est à dire au 2ème tour, tout se passait bien, aussi au 3ème tour j’accélérais l’allure, au point que je revenais sur les derniers du peloton de jeunes. A l’arrivée ceux-ci, (les trois ou quatre derniers) s’écroulèrent. Ils étaient arrivés dans le temps fixé. .et moi aussi!!!.. C’était le principal.
Ceci se passait en 1937, étant né en 1897, j’avais quarante ans!

MON ENTREE DANS L’ADMINISTRATION.

Me rendant compte que cette instabilité politique n’était pas du tout favorable à trouver un emploi définitif, (le nombre des chômeurs augmentait sans cesse, et j’avais plus de quarante ans), je fus renseigné à temps sur la possibilité d’utiliser la faculté de solliciter un emploi réservé aux victimes de la guerre. C’était mon cas. La brigade de Gendarmerie de VILLERS-COTTERETS me confia le Journal Officiel traitant de cette question. Je choisis les emplois de deuxième catégorie, qui semblaient correspondre à mes connaissances.
Peu de temps après, je reçus une convocation pour passer un examen à BEAUVAIS (OISE). Je connus le résultat de cet examen quelques temps après. J’avais obtenu huit un quart sur dix. J’ai gardé le détail de cet examen dans un dossier. Je fus nommé le 16 Mars 1939 et affecté au Contrôle des Contributions Indirectes de MONTCORNET (AISNE) comme commis.
Entre-temps, le 30 Août 1938, ma mère (Mémé Louise pour les enfants) mourrait subitement dans nos bras après une courte indisposition. (Elle avait soixante-quinze ans). Elle fut d’abord inhumée à LONGPONT. En 1962, je fis exhumer ses restes pour les inhumer dans le cimetière de CUNLHAT (Puy de DOME) auprès de mon père.

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