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29/05/2008

REPIT DE COURTE DUREE.La Drole de Guerre

L’Hiver se passa à LONGPONT, à aider ma femme comme auxiliaire bénévole, en attendant ma nomination aux Contributions Indirectes (je vous en ai déjà parlé). Je reçois cette nomination quelques temps après, je suis donc affecté comme commis au Contrôle de MONTCORNET. MONTCORNET se trouve à quatre-vingt dix kilomètres de LONGPONT. Il faudra que je m’organise, pour cela je m’y rends le 16 Mars. 1939. Je fais effectuer mon changement de résidence à la gendarmerie. J’avais la hantise d’une prochaine mobilisation.

MON INSTALLATION AU CONTROLE DES CONTRIBUTIONS INDIRECTES A MONTCORNET (AISNE).

Je trouve à me loger dans la maison où se trouve un “café tabac et Recettes buralistes”. Je peux y faire ma popote. J’ai toujours aimé consulter les cartes régionales. Je constate que MONTCORNET est à soixante-quinze kilomètres de la frontière de la BELGIQUE et du LUXEMBOURG, et à deux cents kilomètres d’AIX LA CHAPELLE. Je ne peux pas m’empêcher de penser qu’il faudrait quelques heures à des chars modernes pour franchir cette distance.
Mon travail est varié, je m’occupe aussi bien d’encaisser la taxe sur le chiffre d’affaires, dans des tournées effectuées à jour fixe, que de me rendre dans les sucreries ou les distilleries pour faire des expéditions au Service des Alcools.

On mobilise à nouveau. MOBILISATION DE 1939.

Alors que j’effectuais mon travail dans une distillerie, à sept kilomètres de MONTCORNET, le 23 Août 1939, dans l’après-midi, je vois arriver mon contrôleur. Il avait une mine un peu déconfite et me tendit un télégramme de ma femme indiquant que j’étais de nouveau mobilisé “Immédiatement et sans délai” à SOISSONS. Je n’en fus pas surpris. Je plie bagage et me rends à la gare. Le Chef de gare voudrait me faire payer mon billet. Je refuse de payer. Il me laisse passer, mais dans le train le contrôleur de la SNCF 1 reprend la discussion, se rendant à l’évidence, il me laisse continuer mon voyage.
Je me rends à LONGPONT. Ma femme, qui en recevant le courrier avait trouvé des cartes militaires appelant des réservistes à rejoindre leur unité d’affectation, pensait au départ que cela ne me concernait pas. Soudain, elle s’écria, ”Mais si, lui aussi est mobilisé à SOISSONS. Je vais lui télégraphier”. Je me rends donc au Centre Mobilisateur N°21, à la caserne GUIRAUD. Je suis affecté à la Compagnie chargée de garder les étrangers qui devaient être concentrés dans un camp. J’avais un billet de logement chez l’habitant. La popote des sous-officiers était installée à proximité. Nous n’avions rien à faire, si bien qu’en Octobre tous les pères de famille de quatre enfants, au moins, furent démobilisés

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