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29/05/2008

NOS ENNUIS PROFESSIONNELS.

L’usine de FERE en TARDENOIS, qui depuis peu avait transformé son matériel pour fabriquer des cloches à chapeaux, fut touchée à mort. Les industriels italiens reprirent en mains le marché français. L’usine de FERE en TARDENOIS passa de quatre cents ouvriers à une trentaine, et le commerce local en supporta les conséquences. Pour compenser cette perte que nous subissions dans notre profession, je m’étais adjoint la représentation d’un importateur de charbon (des flambants polonais et des anthracites allemands)...mais, toujours à cause de la crise, le patron fut amené à supprimer les nouveaux secteurs qu’il avait crée quelques années avant.
Il ne me restait plus qu’à vendre ma voiture CITROEN B 14 et à chercher un autre travail.
A FERE, un de notre client, propagandiste de l’Action Française, se vanta d’avoir reçu des ordres préparatoires pour occuper le bureau des P.T.T à FERE. I1 n’eut pas le temps de recevoir d’ordre d’exécution, la riposte de la Gauche Unie avait arrêté cette tentative. Ceci pour vous dire combien les esprits étaient échauffés.Finalement, Andrée ayant obtenu un poste de Receveuse des Postes à LONGPONT (AISNE) nous revendîmes le commerce (1935).

DES EVENEMENTS TRES INQUIETANTS.

En Février 1934, ce fut l’émeute préparée depuis longtemps par les fascistes français, avec la complicité du Préfet de Police François CHIAPPE. Le 67ème Régiment d’Infanterie de SOISSONS fut transporté d’urgence à PARIS pour occuper des points stratégiques et s’opposer aux factieux. Je l’ai déjà dit, les esprits étaient de plus en plus échauffés. Ce fut successivement la violation du traité de VERSAILLES, en rétablissant le service militaire en ALLEMAGNE, puis l’occupation de la rive gauche du RHIN en 1935. (L’Armée française était prête à intervenir mais nos alliés Anglais ne voulurent pas nous suivre.On laissa faire une fois de plus.)

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