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29/05/2008

DEMOBILISATION ET RETOUR A LA VIE CIVILE.

En Octobre, je retourne à MONTCORNET et je reçois l’ordre de me mettre à la disposition du Contrôleur de GUISE (AISNE). Ce receveur était resté seul après le départ de ses commis mobilisés. La ville et ses environs regorgent de troupes, c’est la Xème Armée du Général GIRAUD qui est concentrée dans la région. Elle doit épauler la BELGIQUE, si, éventuellement, les Allemands attaquaient dans cette direction. En Novembre 1939, une alerte a lieu et toutes les troupes quittent leur cantonnement pour la frontière du NORD-EST, l’alerte passée, les troupes retournent à leur cantonnement.
L’hiver est très rigoureux, surtout dans cette région, le thermomètre descend à moins 20°, je prends carrément pension à l’hôtel. Dans le bureau il fait très froid, et je dois travailler avec mon pardessus et mon chapeau !!!. Cela n’a pas l’air de plaire au receveur !!!. Aussi, il se décide à faire du “feu qui chauffe”. Trop tard, j’ai attrapé la grippe et je dois garder la chambre quelques jours.
Au mois de Mars 1940, nouvelle alerte, les troupes passent en trombe la nuit en direction de la frontière puis reviennent à leur cantonnement.
Je quitte QUISE et retourne à MONTCORNET. I1 faut préciser que GUISE et MONTCORNET se trouvent dans le NORD de l’AISNE. C’est une région triste, froide. A MONTCORNET, il y avait également beaucoup de troupes stationnées dans la région, c’est la IXème Armée du Général CORAP. Je reprends mes fonctions au Service des Alcools.
A proximité de la distillerie, de l’autre coté de la route une grande plaine avait été aménagée depuis des mois. Même avant la mobilisation on y avait creusé des niches dans les talus, au bord de la route, où s’encastraient les véhicules de l’Armée de l’Air et un système d’éclairage de nuit était en place.
(J’avais bien remarqué, en allant à GUISE, que ce terrain avait été labouré très profondément avec de puissants tracteurs. Je fus donc étonné qu’il soit resté dans le même état alors que nous étions en guerre depuis le mois de Septembre 1939, et, surtout que nous allions y être activement un jour ou l’autre. Je n’étais au pas bout de mes surprises, hélas !!! .

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