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28/05/2008

DIRECTION SUD-EST: Saint LÔ, POITIERS, .BORDEAUX.

Nous partîmes, M. PETANGUE ayant un beau-frère à BORDEAUX, nous comptions donc s’y arrêter. Vers midi, brusquement, nous vîmes de la vapeur s’échapper du radiateur, la durit était crevée, je m’offris de démonter cette durit et d’aller au garage le plus proche pour en chercher une autre. Je partis à pieds, le personnel du garage était allé déjeuner, j’attendis leur retour pour repartir aussitôt servi. En traversant le passage à niveau, (j’étais au beau milieu des voies), quand j’aperçus un avion qui volait en rase motte. Je n’ai eu que le temps de me coucher, mais il ne tira pas sur la gare. J’appris plus tard, qu’il était allé reconnaître l’important embranchement de FOLLIGNY (MANCHE). Peu après, en effet nous entendîmes des explosions, c’était une escadrille qui bombardait cet objectif, (il y avait des cratères énormes de cinquante mètres de diamètre). Les locomotives étaient réduites à la verticale; Je rejoignis la voiture et effectuais la réparation. Nous repartîmes et nous avons croisé une unité de chars anglais retournant s’embarquer à CHERBOURG. Les Anglais nous faisaient des signes indiquant que leur moral était très bas. Mon collègue accepta de faire un détour pour passer à Saint BERTHEMIN rassurer ma femme. Nous apprîmes que la famille était partie!!!.

LA FAMILLE EST À NOUVEAU DISPERSEE.

Mes fils, Pierre et Claude, étaient partis à vélo, envoyés par leur mère à VILLIERS (Chez la Tante BERTHE). Ils devaient par la suite, aller à MONTFAUCON, dans le LOT, le cas échéant; Leur soeur aînée, Lucette, étant, dans cette ville, dans une maison de convalescence. Quant à ma femme et à Janine, ainsi que les autres P.T.T de l’AISNE, elles avaient un ordre de mission pour rejoindre ANGOULEME par RENNES et NANTES.
Quant à nous, nous partîmes en direction de POITIERS, où nous arrivâmes à la nuit tombante. Je ne me souviens pas comment nous fûmes hébergés. Au restaurant, un officier, qui était en face de moi, me dit “Je viens de téléphoner à ma femme pour qu’elle retourne à la maison, sans perdre de temps, les Allemands vont être dans tout le pays avant peu, il est préférable qu’elle soit chez elle que réfugiée on se sait où!!”
Nous quittâmes POITIERS le 19 Juin 194O, nous venions d’apprendre que l’ARMISTICE était signé. A BORDEAUX cela nous fut confirmé, et en même temps, on nous apprenait qu’il était interdit de quitter la ville. Nous nous présentâmes à la Direction des Contributions Indirectes. Nous n’avions aucune affectation, mais nous devions passer tous les jours prendre des ordres

23:17 Publié dans Exode 1940 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Exode

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