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16/08/2008

Après l’armistice:

Texte de Pierre-Jules RENOUX

Nous sommes à St Gildas des Bois où nous gardons 1500 prisonniers allemands. Ceux-ci sont mieux nourris et mieux habillés que nous. Nous sommes vraiment des parents pauvres et nous en aurons bientôt la confirmation. Fin Mai, début juin; Ronco, Bibi et moi qui, en septembre 44, avons signé un engagement pour la durée de la guerre pour tout théâtre d’opération, sommes affectés au CEEO- Corps Expéditionnaire pour l’Extrème Orient.
Nous partons pour Compiègne suivre le peloton interarmes. Roncoroni est adjudant, Brisson sergent chef et moi sergent, j’ai perdu deux sardines pour une bagarre avec un cabot chef, bagarre qui m’a valu un coup de grenade à manche sur la tête, trois ou quatre points de suture et trois jours d’hosto.
Au mess, après quelques jours d’instruction, un des sous-off qui nous encadre, ironise à propos de nos galons de parachutés. La réponse est immédiate “Oh, le naphtalinard, si au lieu de rester dans tes pantoufles tu avais pris les armes, on n’aurait pas pris les armes à ta place”.
Ça n’a pas plu à tout le monde.

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